Entre vignes et châtaigniers sur le chemin de Rocamadour,
par le GR65, Cardaillac, berceau d’une puissante famille
Quercynoise dont il porte le nom, a conservé les vestiges
d’un fort médiéval. Il est aujourd'hui classé "un des plus
beaux villages de France".

Le bourg de Cardaillac est situé précisément sur la limite des premiers sols d'un lambeau du Massif Central que la Guyenne dans sa partie Quercynoise a disputé à l'Auvergne.
La commune est donc à cheval sur deux sols très différents. Une partie argilo-calcaire plus familière des sols aquitains porte vignes, fruitiers et céréales. La partie cristalline en pente souvent accentuée, prolonge vers l'ouest la châtaigneraie Cantalienne et produit bois, seigle et châtaignes.
Cette localisation du village entre "vignes et châtaigniers" a manifestement marqué l'économie Cardaillacoise par la complémentarité des productions agricoles. Elle a aussi, au Moyen-Age, de fortes incidences sur son histoire, du fait des aléas politiques de la période. La frontière orientale de la Guyenne, possession anglaise, passait sur les hauteurs du Ségala non loin de l'aire d'influence des seigneurs de Cardaillac. Pendant la guerre de cent ans, la région était un lieu de prédilection pour les affrontements des forces favorables à l'un ou à l'autre camp. Cette situation renforçait la pertinence du fort défensif de Cardaillac et justifiait une population importante indispensable à la défense et à l'entretien du site.